Suractivation mastocytaire : danger des oxalates (toxine végétale)

Suractivation mastocytaire : danger des oxalates (toxine végétale)
Manger "de tout" est-il vraiment bon pour la santé ? Consommer des fruits et légumes à volonté est-ce adapté à notre espèce ? Mais quoi manger alors ? Afin de sortir de certains dogmes et dicta, je vous invite à lire attentivement ce qui suit et par la suite, vous procurer mon livre THE ANCESTRAL DIET (280 pages) qui répondra à toutes vos questions et bien plus encore... Bientôt disponible au prix de 20 euros !
Le danger des oxalates, une toxine végétale méconnue !
Quels sont les effets et dangers liés à la consommation abusive d’aliments riches en oxalates ?
Il est temps de porter un regard pragmatique sur les « superaliments » tendance.
Les oxalates sont liés à un nombre incalculable d’ennuis de santé. Méconnus même d’une grande partie des thérapeutes, on pense que le danger qu’ils représentent se limite aux calculs rénaux. Pourtant, il y a bien plus sous le tapis. Tour d’horizon.
Les sources sont citées en fin d’article.

Oxalates ? Qu'est-ce que c'est ?
Vous connaissez peut-être l’oxalis, une petite plante sauvage qui pousse communément dans nos forêts ou qui envahit nos jardins. Elle ressemble un peu au trèfle, d’un beau vert ou couleur vin cuit. On s’amuse parfois à la croquer, car elle laisse un petit goût acidulé. Celui-ci provient de l’acide oxalique, duquel l’oxalis tire son nom. Il en contient de grandes quantités.
L’acide oxalique est un oxalate. Les oxalates sont une famille de molécules qui passent d’une forme à l’autre selon leur environnement biochimique. Les différentes formes sont : l’acide oxalique, l'ion oxalate et les cristaux d’oxalates.
L’oxalis n’est de loin pas le seul végétal à contenir des oxalates ! Ces molécules sont répandues en concentration variable dans une grande quantités de plantes.
Elles y remplissent plusieurs fonctions essentielles. Par contre, chez l’homme ou l’animal, les oxalates n’ont aucune fonction. Comme vous allez l’apprendre, leur accumulation dans l’organisme est toxique.

Pourquoi trouve-t-on des oxalates dans les végétaux ?
Arme défensives ! L’une des fonctions des oxalates dans le règne végétal est la protection mécanique contre la prédation. Pour cela, les plantes fabriquent des raphides d’oxalate. Ce sont des cristaux formés d’ion oxalate et de calcium. Ils sont d’une dureté extrême, plus durs même que notre émail dentaire ! Taillés en pointes acérées, les raphides sont de véritables piques microscopiques qui ont pour objectif de provoquer des dommages mécaniques aux tissus de l’animal ou de l’insecte qui consomme le végétal.
Ces raphides infligent des micro blessures aux tissus de notre système digestif, de notre bouche et même à l’émail de nos dents ! Ainsi, ils participent mécaniquement à la porosité intestinale, en cause dans une multitude de processus auto-immuns et allergiques.
Les plantes utilisent également les oxalates pour stocker certains minéraux, en particulier le calcium. L'ion oxalate se lie très fortement aux minéraux tels que le calcium, le magnésium, le potassium, le sodium, le fer, le cuivre et bien d’autres. Ainsi se forme un cristal d’oxalate. Ceci permet à un végétal de faire des réserves de minéraux et de stabiliser ceux-ci. Les plantes ont la capacité de libérer facilement les minéraux liés aux oxalates afin de les utiliser ultérieurement. Cette capacité fait défaut chez l’humain et l’animal.
Les végétaux utilisent également les oxalates pour d’autres raisons, par exemple pour créer de cristaux servant à réverbérer la lumière du soleil.

Quels aliments contiennent des oxalates en quantités problématiques ?
De nombreux aliments consommés régulièrement contiennent des quantités inquiétantes de cette toxine végétale. Nous discuterons plus loin de notre capacité de détoxification et du contexte individuel qui influe sur la vulnérabilité et le niveau d’absorption intestinale.
Parmi les légumes, il faut citer les épinards, la côte de bette, la betterave rouge, la rhubarbe et l’oseille. Tous ces légumes contiennent des teneurs extrêmes en oxalates et ne devraient pas être considérés comme comestibles !
Chez les fruits, le seul qui contienne une quantité réellement inquiétante est la carambole. On retrouve des oxalates dans la plupart des fruits, dans des concentrations variables. On peut citer le kiwi, la figue et la framboise, qui peuvent se montrer problématiques lorsqu’ils sont consommés exagérément.
Dans les graines et les noix, les oxalates sont largement présents. Les amandes, les graines de chia, les noix de Cajou, le sarrasin, le quinoa et le soja renferment des concentrations inquiétantes de cette toxine. La quasi totalité des céréales et des pseudo-céréales en contiennent beaucoup, en particulier dans les formes complètes et intégrales.
Les pommes de terre et les patates douces sont également une source importante d’oxalates.
On doit encore citer le curcuma, le thé, le cacao et les laits végétaux. Tous ces aliments contiennent des quantités dangereuses d’oxalates.
D’accord, mais quel est le danger des oxalates finalement ? Passons en revue les principaux d’entre eux.

Danger #1 : Allergies et inflammation chronique
Je ne reviens pas sur les dégâts mécaniques infligés par les raphides d’oxalates, par exemple sur la paroi de notre intestin. Sachez simplement que ces dégâts participent à la suractivation de notre système immunitaire et ouvrent la porte à une absorption accrue des cristaux d’oxalates et à leur accumulation dans nos tissus et organes.
Dans notre organisme, les oxalates déclenchent de fortes réactions de notre système immunitaire, qui les perçoit comme une menace. Ces toxines sont notamment connues pour suractiver nos mastocytes et nos basophiles, deux « soldats » de notre organisme.
La suractivation de ces cellules entraîne une inflammation chronique et une prédisposition accrue aux allergies diverses. Cela peut se manifester d’une multitude de manières dans l’organisme : exéma, urticaire, allergies, maladies auto-immunes, syndrome de suractivation des mastocytes, etc.
Ce sont littéralement toutes les manifestations allergiques ou inflammatoires qui peuvent être déclenchées, exacerbées ou entretenues par l’absorption d’oxalates.

Danger #2 : Induction de carences minérales
Mal informés, on couvre de louanges les épinards et les amandes pour leur teneur en calcium, en fer ou en magnésium. Malheureusement, ces minéraux sont stockés sous forme de cristaux d’oxalates. Sous cette forme, ils sont inutilisables par notre organisme. Et pire ! Si notre intestin est en mauvais état, poreux, ces cristaux sont absorbés et peuvent rapidement dépasser notre capacité à les éliminer. Ils sont alors déposés partout dans notre corps et y provoquent de nombreux maux.
Et ça n’est pas tout ! Ces aliments contiennent également des ion oxalates ou de l’acide oxalique, c’est-à-dire des oxalates libres. Ceux-ci se lient aux précieux minéraux contenus dans les autres aliments que nous mangeons et induisent les mêmes problèmes.
Dans une ancienne étude comparative par F.F Tisdall M.D., il a été démontré que les épinards, malgré leur teneur importante en calcium, entraîne une balance négative de calcium dans le corps ! Ces résultats ont depuis été corroborés. Des études ont par exemple montré que les épinards induisent des retards de croissance osseuse chez le bébé et l’enfant.
Les oxalates libres, ions et acide oxalique, sont bien absorbés dans notre sang. Ils y capturent des minéraux en circulation et forment des cristaux qui se déposent partout dans nos tissus.

Danger #3 : Calculs rénaux
La majorité des calculs rénaux sont créés par des cristaux d’oxalates. Ceux-ci se bloquent dans les voies urinaires et peuvent induire, dans les cas les plus graves, la perte de l’organe.
La voie rénale est la voie d’excrétion prioritaire pour éliminer les oxalates de notre organisme. Notre capacité à les éliminer est réduite. Par exemple, la consommation de 50 gr d’épinards par jour excède déjà cette capacité ! Les oxalates excédentaires se déposent alors dans nos tissus. Ces dépôts posent différents problèmes, mécaniques et électromagnétiques. Les oxalates présentent en effet une toxicité électromagnétique. Notre système immunitaire, pour nous en protéger, recouvre littéralement ces dépôts d’une cape qui les isole.

Danger #4 : Mort subite par arrêt cardiaque ou défaillance rénale
Des cas de morts résultant d’une consommation excessive d’aliments riches en oxalates ont été documentés par la médecine. Les cas concernent des personnes qui ont consommé de larges quantités de « jus verts » ou de soupes à la mode, à base d’épinards, de lait d’amande, d’oseille ou de curcuma.
Ces personnes présentaient en parallèle certaines faiblesses qui les rendaient particulièrement vulnérables, un intestin en mauvais état par exemple. Malheureusement, cette condition particulière est loin d’être rare.
La dose létale (DL50, c’est à dire la dose létale pour 50 % de la population) estimée pour les oxalates est de 5000 mg. 100 grammes d’épinards ou de côtes de bettes peuvent contenir jusqu’à 1000 mg ! Heureusement, nous n’en absorbons que 8 à 14 %, pour peu que notre intestin soit en bon état.
L’un des cas documentés relate la mort par arrêt cardiaque d’un homme qui a consommé une soupe contenant 500 gr d’oseille. L’homme présentait un intestin en mauvais état. Les oxalates absorbés en quantité massive dans son sang se sont liés aux minéraux sanguins. Cette déminéralisation subite a entraîné un arrêt cardiaque et la mort. La dose ingérée d’oxalate a été estimée à 3900 mg.
Si 3900 mg peuvent tuer, pensez-vous qu’il soit bon d’ignorer, et de consommer régulièrement, des doses quotidiennes de 500, 700 ou 1200 mg. ? Ce sont des doses régulièrement consommées par ceux qui mettent à leur menu de façon régulière les aliments cités plus haut.
D’autres cas documentent la mort par défaillance rénale complète après la consommation abusive de jus verts plusieurs jours durant. Méfiez-vous des cures détox à la mode, qui sont plutôt des intoxications systémiques massives.

Danger #5 : Vieillissement prématuré et débilitation par l'accumulation progressive d'oxalates
C’est le danger le plus sournois. Et celui qui frappe la vaste majorité d’entre nous. Des dépôts d’oxalates sont retrouvés dans 79 % des thyroïdes lors de biopsie. Certaines études, dans des populations âgées, montrent jusqu’à près de 100 % de thyroïdes atteintes. Des dépôts d’oxalates sont retrouvés dans la substancia nigra, dans le cerveau, chez les malades atteints d’Alzheimer. Les oxalates se retrouvent dans nos articulations où ils participent à l’inflammation locale, la perte de mobilité et l’arthrose.
Notre organisme est mal conçu pour éliminer de grandes quantités de cette toxine. Surtout à notre époque où il n’y a plus de saison, et où certains consomment toute l’année des aliments qui en contiennent des quantités toxiques.
Autrefois, les oxalates qui pouvaient s’accumuler durant la belle saison, où l’on consommait un peu plus de végétaux et de noix, étaient expulsés de l’organisme durant l’hiver.
Ce processus de nettoyage est possible. Il nécessite la mise en place d’une diète pauvre en oxalates durant plusieurs semaines ou mois. Il est essentiel d’être accompagné par un thérapeute expérimenté. En effet, relarguer des dépôts accumulés tout au long de votre vie n’est pas anodin. Des symptômes désagréables peuvent survenir. Le processus peut être dangereux s’il est mal conduit, en particulier pour des organisme affaiblis.
Ce type de nettoyage peut se révéler être une véritable cure de jouvence, une fois passé les épisodes pénibles, mais de courte durée et cycliques, de relargage d’oxalates. Si vous suspectez des ennuis liés à cette toxine, adressez-vous à un professionnel de la santé spécialisé.

Sources
Tsuji, Hidenori et al. “Involvement of renin-angiotensin-aldosterone system in calcium oxalate crystal induced activation of NADPH oxidase and renal cell injury.” World journal of urology vol. 34,1 (2016): 89-95. doi:10.1007/s00345-015-1563-y
Katoh, R., Suzuki, K., Hemmi, A. et al. Nature and significance of calcium oxalate crystals in normal human thyroid gland. Vichows Archiv A Pathol Anat 422, 301–306 (1993). https://doi.org/10.1007/BF01608339
Katoh, R et al. “Birefringent (calcium oxalate) crystals in thyroid diseases. A clinicopathological study with possible implications for differential diagnosis.” The American journal of surgical pathology vol. 17,7 (1993): 698-705. doi:10.1097/00000478-199307000-00007
Getting, Jane E et al. “Oxalate nephropathy due to ‘juicing’: case report and review.” The American journal of medicine vol. 126,9 (2013): 768-72. doi:10.1016/j.amjmed.2013.03.019
Heller, Adam, and Sheryl S Coffman. “Crystals in the Substantia Nigra.” ACS chemical neuroscience vol. 10,8 (2019): 3415-3418. doi:10.1021/acschemneuro.9b00318
Ellis, Demetrius, and Jessica Lieb. “Hyperoxaluria and Genitourinary Disorders in Children Ingesting Almond Milk Products.” The Journal of pediatrics vol. 167,5 (2015): 1155-8. doi:10.1016/j.jpeds.2015.08.029
Makkapati, Swetha et al. “ »Green Smoothie Cleanse » Causing Acute Oxalate Nephropathy.” American journal of kidney diseases : the official journal of the National Kidney Foundation vol. 71,2 (2018): 281-286. doi:10.1053/j.ajkd.2017.08.002
Farré, M et al. “Fatal oxalic acid poisoning from sorrel soup.” Lancet (London, England) vol. 2,8678-8679 (1989): 1524. doi:10.1016/s0140-6736(89)92967-x
Frederick F. Tisdall, T.G.H. Drake, P. Summerfeldt, S.H. Jackson, The comparative value of spinach and tomatoes in the child’s diet, The Journal of Pediatrics, Volume 11, Issue 3, 1937, Pages 374-384,
Merci à C. Petten pour les compléments d'informations.

Source : Facebook Gianni Diolosa

Suractivation mastocytaire : danger des oxalates (toxine végétale)
Manger "de tout" est-il vraiment bon pour la santé ? Consommer des fruits et légumes à volonté est-ce adapté à notre espèce ? Mais quoi manger alors ? Afin de sortir de certains dogmes et dicta, je vous invite à lire attentivement ce qui suit et par la suite, vous procurer mon livre THE ANCESTRAL DIET (280 pages) qui répondra à toutes vos questions et bien plus encore... Bientôt disponible au prix de 20 euros !
Le danger des oxalates, une toxine végétale méconnue !
Quels sont les effets et dangers liés à la consommation abusive d’aliments riches en oxalates ?
Il est temps de porter un regard pragmatique sur les « superaliments » tendance.
Les oxalates sont liés à un nombre incalculable d’ennuis de santé. Méconnus même d’une grande partie des thérapeutes, on pense que le danger qu’ils représentent se limite aux calculs rénaux. Pourtant, il y a bien plus sous le tapis. Tour d’horizon.
Les sources sont citées en fin d’article.

Oxalates ? Qu'est-ce que c'est ?
Vous connaissez peut-être l’oxalis, une petite plante sauvage qui pousse communément dans nos forêts ou qui envahit nos jardins. Elle ressemble un peu au trèfle, d’un beau vert ou couleur vin cuit. On s’amuse parfois à la croquer, car elle laisse un petit goût acidulé. Celui-ci provient de l’acide oxalique, duquel l’oxalis tire son nom. Il en contient de grandes quantités.
L’acide oxalique est un oxalate. Les oxalates sont une famille de molécules qui passent d’une forme à l’autre selon leur environnement biochimique. Les différentes formes sont : l’acide oxalique, l'ion oxalate et les cristaux d’oxalates.
L’oxalis n’est de loin pas le seul végétal à contenir des oxalates ! Ces molécules sont répandues en concentration variable dans une grande quantités de plantes.
Elles y remplissent plusieurs fonctions essentielles. Par contre, chez l’homme ou l’animal, les oxalates n’ont aucune fonction. Comme vous allez l’apprendre, leur accumulation dans l’organisme est toxique.

Pourquoi trouve-t-on des oxalates dans les végétaux ?
Arme défensives ! L’une des fonctions des oxalates dans le règne végétal est la protection mécanique contre la prédation. Pour cela, les plantes fabriquent des raphides d’oxalate. Ce sont des cristaux formés d’ion oxalate et de calcium. Ils sont d’une dureté extrême, plus durs même que notre émail dentaire ! Taillés en pointes acérées, les raphides sont de véritables piques microscopiques qui ont pour objectif de provoquer des dommages mécaniques aux tissus de l’animal ou de l’insecte qui consomme le végétal.
Ces raphides infligent des micro blessures aux tissus de notre système digestif, de notre bouche et même à l’émail de nos dents ! Ainsi, ils participent mécaniquement à la porosité intestinale, en cause dans une multitude de processus auto-immuns et allergiques.
Les plantes utilisent également les oxalates pour stocker certains minéraux, en particulier le calcium. L'ion oxalate se lie très fortement aux minéraux tels que le calcium, le magnésium, le potassium, le sodium, le fer, le cuivre et bien d’autres. Ainsi se forme un cristal d’oxalate. Ceci permet à un végétal de faire des réserves de minéraux et de stabiliser ceux-ci. Les plantes ont la capacité de libérer facilement les minéraux liés aux oxalates afin de les utiliser ultérieurement. Cette capacité fait défaut chez l’humain et l’animal.
Les végétaux utilisent également les oxalates pour d’autres raisons, par exemple pour créer de cristaux servant à réverbérer la lumière du soleil.

Quels aliments contiennent des oxalates en quantités problématiques ?
De nombreux aliments consommés régulièrement contiennent des quantités inquiétantes de cette toxine végétale. Nous discuterons plus loin de notre capacité de détoxification et du contexte individuel qui influe sur la vulnérabilité et le niveau d’absorption intestinale.
Parmi les légumes, il faut citer les épinards, la côte de bette, la betterave rouge, la rhubarbe et l’oseille. Tous ces légumes contiennent des teneurs extrêmes en oxalates et ne devraient pas être considérés comme comestibles !
Chez les fruits, le seul qui contienne une quantité réellement inquiétante est la carambole. On retrouve des oxalates dans la plupart des fruits, dans des concentrations variables. On peut citer le kiwi, la figue et la framboise, qui peuvent se montrer problématiques lorsqu’ils sont consommés exagérément.
Dans les graines et les noix, les oxalates sont largement présents. Les amandes, les graines de chia, les noix de Cajou, le sarrasin, le quinoa et le soja renferment des concentrations inquiétantes de cette toxine. La quasi totalité des céréales et des pseudo-céréales en contiennent beaucoup, en particulier dans les formes complètes et intégrales.
Les pommes de terre et les patates douces sont également une source importante d’oxalates.
On doit encore citer le curcuma, le thé, le cacao et les laits végétaux. Tous ces aliments contiennent des quantités dangereuses d’oxalates.
D’accord, mais quel est le danger des oxalates finalement ? Passons en revue les principaux d’entre eux.

Danger #1 : Allergies et inflammation chronique
Je ne reviens pas sur les dégâts mécaniques infligés par les raphides d’oxalates, par exemple sur la paroi de notre intestin. Sachez simplement que ces dégâts participent à la suractivation de notre système immunitaire et ouvrent la porte à une absorption accrue des cristaux d’oxalates et à leur accumulation dans nos tissus et organes.
Dans notre organisme, les oxalates déclenchent de fortes réactions de notre système immunitaire, qui les perçoit comme une menace. Ces toxines sont notamment connues pour suractiver nos mastocytes et nos basophiles, deux « soldats » de notre organisme.
La suractivation de ces cellules entraîne une inflammation chronique et une prédisposition accrue aux allergies diverses. Cela peut se manifester d’une multitude de manières dans l’organisme : exéma, urticaire, allergies, maladies auto-immunes, syndrome de suractivation des mastocytes, etc.
Ce sont littéralement toutes les manifestations allergiques ou inflammatoires qui peuvent être déclenchées, exacerbées ou entretenues par l’absorption d’oxalates.

Danger #2 : Induction de carences minérales
Mal informés, on couvre de louanges les épinards et les amandes pour leur teneur en calcium, en fer ou en magnésium. Malheureusement, ces minéraux sont stockés sous forme de cristaux d’oxalates. Sous cette forme, ils sont inutilisables par notre organisme. Et pire ! Si notre intestin est en mauvais état, poreux, ces cristaux sont absorbés et peuvent rapidement dépasser notre capacité à les éliminer. Ils sont alors déposés partout dans notre corps et y provoquent de nombreux maux.
Et ça n’est pas tout ! Ces aliments contiennent également des ion oxalates ou de l’acide oxalique, c’est-à-dire des oxalates libres. Ceux-ci se lient aux précieux minéraux contenus dans les autres aliments que nous mangeons et induisent les mêmes problèmes.
Dans une ancienne étude comparative par F.F Tisdall M.D., il a été démontré que les épinards, malgré leur teneur importante en calcium, entraîne une balance négative de calcium dans le corps ! Ces résultats ont depuis été corroborés. Des études ont par exemple montré que les épinards induisent des retards de croissance osseuse chez le bébé et l’enfant.
Les oxalates libres, ions et acide oxalique, sont bien absorbés dans notre sang. Ils y capturent des minéraux en circulation et forment des cristaux qui se déposent partout dans nos tissus.

Danger #3 : Calculs rénaux
La majorité des calculs rénaux sont créés par des cristaux d’oxalates. Ceux-ci se bloquent dans les voies urinaires et peuvent induire, dans les cas les plus graves, la perte de l’organe.
La voie rénale est la voie d’excrétion prioritaire pour éliminer les oxalates de notre organisme. Notre capacité à les éliminer est réduite. Par exemple, la consommation de 50 gr d’épinards par jour excède déjà cette capacité ! Les oxalates excédentaires se déposent alors dans nos tissus. Ces dépôts posent différents problèmes, mécaniques et électromagnétiques. Les oxalates présentent en effet une toxicité électromagnétique. Notre système immunitaire, pour nous en protéger, recouvre littéralement ces dépôts d’une cape qui les isole.

Danger #4 : Mort subite par arrêt cardiaque ou défaillance rénale
Des cas de morts résultant d’une consommation excessive d’aliments riches en oxalates ont été documentés par la médecine. Les cas concernent des personnes qui ont consommé de larges quantités de « jus verts » ou de soupes à la mode, à base d’épinards, de lait d’amande, d’oseille ou de curcuma.
Ces personnes présentaient en parallèle certaines faiblesses qui les rendaient particulièrement vulnérables, un intestin en mauvais état par exemple. Malheureusement, cette condition particulière est loin d’être rare.
La dose létale (DL50, c’est à dire la dose létale pour 50 % de la population) estimée pour les oxalates est de 5000 mg. 100 grammes d’épinards ou de côtes de bettes peuvent contenir jusqu’à 1000 mg ! Heureusement, nous n’en absorbons que 8 à 14 %, pour peu que notre intestin soit en bon état.
L’un des cas documentés relate la mort par arrêt cardiaque d’un homme qui a consommé une soupe contenant 500 gr d’oseille. L’homme présentait un intestin en mauvais état. Les oxalates absorbés en quantité massive dans son sang se sont liés aux minéraux sanguins. Cette déminéralisation subite a entraîné un arrêt cardiaque et la mort. La dose ingérée d’oxalate a été estimée à 3900 mg.
Si 3900 mg peuvent tuer, pensez-vous qu’il soit bon d’ignorer, et de consommer régulièrement, des doses quotidiennes de 500, 700 ou 1200 mg. ? Ce sont des doses régulièrement consommées par ceux qui mettent à leur menu de façon régulière les aliments cités plus haut.
D’autres cas documentent la mort par défaillance rénale complète après la consommation abusive de jus verts plusieurs jours durant. Méfiez-vous des cures détox à la mode, qui sont plutôt des intoxications systémiques massives.

Danger #5 : Vieillissement prématuré et débilitation par l'accumulation progressive d'oxalates
C’est le danger le plus sournois. Et celui qui frappe la vaste majorité d’entre nous. Des dépôts d’oxalates sont retrouvés dans 79 % des thyroïdes lors de biopsie. Certaines études, dans des populations âgées, montrent jusqu’à près de 100 % de thyroïdes atteintes. Des dépôts d’oxalates sont retrouvés dans la substancia nigra, dans le cerveau, chez les malades atteints d’Alzheimer. Les oxalates se retrouvent dans nos articulations où ils participent à l’inflammation locale, la perte de mobilité et l’arthrose.
Notre organisme est mal conçu pour éliminer de grandes quantités de cette toxine. Surtout à notre époque où il n’y a plus de saison, et où certains consomment toute l’année des aliments qui en contiennent des quantités toxiques.
Autrefois, les oxalates qui pouvaient s’accumuler durant la belle saison, où l’on consommait un peu plus de végétaux et de noix, étaient expulsés de l’organisme durant l’hiver.
Ce processus de nettoyage est possible. Il nécessite la mise en place d’une diète pauvre en oxalates durant plusieurs semaines ou mois. Il est essentiel d’être accompagné par un thérapeute expérimenté. En effet, relarguer des dépôts accumulés tout au long de votre vie n’est pas anodin. Des symptômes désagréables peuvent survenir. Le processus peut être dangereux s’il est mal conduit, en particulier pour des organisme affaiblis.
Ce type de nettoyage peut se révéler être une véritable cure de jouvence, une fois passé les épisodes pénibles, mais de courte durée et cycliques, de relargage d’oxalates. Si vous suspectez des ennuis liés à cette toxine, adressez-vous à un professionnel de la santé spécialisé.

Sources
Tsuji, Hidenori et al. “Involvement of renin-angiotensin-aldosterone system in calcium oxalate crystal induced activation of NADPH oxidase and renal cell injury.” World journal of urology vol. 34,1 (2016): 89-95. doi:10.1007/s00345-015-1563-y
Katoh, R., Suzuki, K., Hemmi, A. et al. Nature and significance of calcium oxalate crystals in normal human thyroid gland. Vichows Archiv A Pathol Anat 422, 301–306 (1993). https://doi.org/10.1007/BF01608339
Katoh, R et al. “Birefringent (calcium oxalate) crystals in thyroid diseases. A clinicopathological study with possible implications for differential diagnosis.” The American journal of surgical pathology vol. 17,7 (1993): 698-705. doi:10.1097/00000478-199307000-00007
Getting, Jane E et al. “Oxalate nephropathy due to ‘juicing’: case report and review.” The American journal of medicine vol. 126,9 (2013): 768-72. doi:10.1016/j.amjmed.2013.03.019
Heller, Adam, and Sheryl S Coffman. “Crystals in the Substantia Nigra.” ACS chemical neuroscience vol. 10,8 (2019): 3415-3418. doi:10.1021/acschemneuro.9b00318
Ellis, Demetrius, and Jessica Lieb. “Hyperoxaluria and Genitourinary Disorders in Children Ingesting Almond Milk Products.” The Journal of pediatrics vol. 167,5 (2015): 1155-8. doi:10.1016/j.jpeds.2015.08.029
Makkapati, Swetha et al. “ »Green Smoothie Cleanse » Causing Acute Oxalate Nephropathy.” American journal of kidney diseases : the official journal of the National Kidney Foundation vol. 71,2 (2018): 281-286. doi:10.1053/j.ajkd.2017.08.002
Farré, M et al. “Fatal oxalic acid poisoning from sorrel soup.” Lancet (London, England) vol. 2,8678-8679 (1989): 1524. doi:10.1016/s0140-6736(89)92967-x
Frederick F. Tisdall, T.G.H. Drake, P. Summerfeldt, S.H. Jackson, The comparative value of spinach and tomatoes in the child’s diet, The Journal of Pediatrics, Volume 11, Issue 3, 1937, Pages 374-384,
Merci à C. Petten pour les compléments d'informations.

Source : Facebook Gianni Diolosa

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